Aissa Hamada décrit les costumes traditionnels des différentes ethnies algériennes

La culture algérienne est variée et riche avec pour chaque région son propre espace culturel et pour chaque ethnie ses propres costumes traditionnels ou folkloriques (pour les spectacles ou les commémorations). Chaque habit possède sa couleur et ses spécificités (la forme du tablier, la coiffe, etc.).

Les tenues vestimentaires algériennes jouissent d’un certain passé, d’une certaine histoire ou d’une certaine richesse par rapport à l’ethnie à laquelle elle est liée.

Le costume n’est pas qu’un simple tissu, il constitue une mode d’expression avec une histoire à raconter, une identité et une caractéristique personnelle. Il se développe au fil du temps, du «haïk» à « l’elhaf » en passant par le « karakou ».

A la découverte des costumes traditionnels algériens avec Aissa Hamada

Les pagnes et les tuniques viennent remplacer les peaux d’animaux, cela pour dire que les vêtements algériens se sont développés pour devenir plus modernes, pour s’adapter au temps tout en s’accrochant à l’histoire et à la culture, dixit Aissa Hamada (pour aller vers son blog) en introduction à ses recherches.

Le Ghlila (ancien Karakou) est un costume citadin, qui transcende les époques pour s’adapter aux conformités modernes. Sublime décolleté, il atteint la hauteur des mollets et se porte avec une ceinture en soie au 17e siècle. Les manches sont cousues jusqu’au coude avec des matières comme le brocart ou le velours et des fils d’or.

Arrivé au 19e siècle, il connait quelques modifications, la longueur des manches qui va maintenant continuer jusqu’aux hanches.

La Frimla est un boléro composé de plusieurs couches de tissu dont une couche extérieure, une autre intérieure et une ou plusieurs entre les deux pour raidir. Le costume est fabriqué avec du velours et de la soie pour les plus aisés et avec du coton et du lin pour les plus modestes.

Le Melhfa est une tenue traditionnelle ancestrale des femmes du sud-ouest de l’Algérie. Il fait 4 mètres de long et 2 mètres de large. Il se retrouve plus dans les régions du Touat et de Gourara, mais aussi dans les lointaines Adrar, Reggane ou encore Ain Sefra. Pour plus de détails, visitez la page Facebook de Aissa Hamada.

Le Haïk est un costume traditionnel long, blanc, crème ou écru en laine, en soie pure ou mélangée. Les femmes le portent avec un petit triangle brodé en dentelle pour maquiller le visage (la djâr). C’est un symbole de pureté, de pudeur et de noblesse.

L’Elhaf de l’Aurès est assez original doté d’une beauté sobre avec des manches amples (le Maqdha qui font deux fois la taille de la personne qui le porte). Il possède également une fente pour permettre le passage de la tête et est orné de superbes bijoux.

Le Caftan Tlemcénien est la tenue de la princesse d’Algérie. Il est porté à Oran, à Tlemcen et à Mostaganem. Le vêtement est constitué d’une robe en soie avec de larges manches en tulles, des perles et de la dentelle brodées avec du fil d’or.

Les Burnous et Kachabia sont des costumes traditionnels en laine ou en flanelle ont aussi été cités sur la page d’Aissa Hamada. Ils absorbent l’eau, retiennent l’air et résistent à la pollution. Ces vêtements sont des symboles de virilité, d’orgueil et de fierté pour les hommes. Ils changent d’une région à une autre en fonction de l’ethnie.

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